La liste n'est pas exhaustive...
mardi 22 janvier 2013
jeudi 17 janvier 2013
L'Afrique dans la littérature Occidentale
Si vous souhaitez écrire sur l'Afrique, ou si vous êtes des passionnés de la littérature sur le continent alors cet article est pour vous, comment rédiger un best-seller en prenant l'Afrique pour thème? On constate que les livres sur l'Afrique sont en général écrits de la même manière. D'ailleurs l'écrivain Kényan Binyavanga Wainaina a écrit sur le sujet.
Voici quelques conseils pour écrire votre livre:
- Le titre: choisissez un titre avec les mots suivants, Afrique, Obscurité, Safari, Ciel, ombre, tambour, tribal, ethnies. Quelque chose qui accroche tout en restant dans la noirceur, ou le rêve, les voyages.
- L'image de la couverture: peut être un homme célèbre style prix Nobel, ou une grande figure du continent, mais ça peut-être aussi un soldat, un enfant maigrichon avec un gros ventre, un village dévasté, des seins nus, un AK 47, des objets d'artisanats ( tissus pagne, bijoux), sans oublier les animaux.
- Le sujet du livre: on pourrait penser que c'est le plus compliqué mais c'est le plus simple, d'abord parce que pour la majorité des gens l'Afrique est un pays et non un continent, et beaucoup de personnes ont des préjugés sur le continent et savent exactement ce qu'ils veulent lire. Quelques sujets à aborder: la guerre et ses conséquences, la misère, la corruption, la maladie, bien sûr l'immigration c'est bien connu les Africains viennent manger le pain des Occidentaux, ou tout ce qui vend le rêve (la faune, la flore, les paysages). On a aussi des sujets de société, le mariage forcé, les mutilations sexuelles, la polygamie, la soumission de la femme africaine, et bien sûr la religion.
La description du paysage est importante, il faut que vos lecteurs puissent se projeter, ainsi ceux qui sont encore en recherche de destinations de voyages pourront satisfaire leur curiosité.
- Les sujets tabous: sont ceux qui montrent qu'en Afrique les gens vivent de manière ordinaire, il ne faut rien monter de positif.
- Quel ton adopté? Si on est trop paternaliste on risque de subir les foudres des Africains, tout comme si on est trop sectaire. Adoptez un ton doux, triste dénonciateur, et cultivez une complicité avec vos lecteurs. Au début de votre livre, dites à quel point vous aimez l'Afrique, si possible trouvez des liens familiaux avec le continent, ainsi les lecteurs vous pardonneront tous les commentaires désobligeants que vous pourrez faire. Ou alors cachez-vous derrière la science, après tout ça a toujours servi à justifier les préjugés, et il y a toujours un scientifique qui tient à prouver la supériorité des races. Ainsi vous pourrez affirmer des choses comme "c'est scientifiquement prouvé les femmes noires sont moins attirantes que les blanches" et pour vous justifier dites ce n'est pas moi qui le dis mais la science, et qui sait peut-être que vous passerez au 20h.
- Vos convictions: soyez convaincu votre livre va changer la vie des Africains, vous ne le faites que pour le bien de l'humanité, après tout sans vous ils sont perdus.
- Un peu de modernité: dites-vous qu'aujourd'hui il y a un peu plus d'Européens qui sont allés en Afrique, alors ajouter un peu de modernité, c'est une manière de faire la poussière sur les préjugés. Intégrez un ordinateur par-ci par-là, un téléphone portable (même si il y'en a un pour tout un village). Parlez des Africains modernes (qui ont fait leur cursus en Occident, qui ont goûté à la modernité, et sont révoltés). Si le récit se passe en Occident l'Africain moderne est révolté contre le gouvernement de son pays d’origine mais aussi contre les discriminations qu'il subit au quotidien. Si le récit se passe en Afrique, l'Africain moderne est un jeune intellectuel sorti d'Oxford et qui de retour au pays devient un tyran.
- Le plus important: la chaleur et la joie des Africains, la description des paysages surtout s'il rappelle les récits d'ethnologies.
Maintenant c'est à vous d'écrire votre propre roman, ou alors de vous amuser à repérer les idées qui circulent dans la littérature sur l'Afrique. Cet article a été écrit avec un peu d'humour mais je dois avouer qu'après on ne regarde plus les livres sur l'Afrique de la même manière.
dimanche 30 décembre 2012
L'atelier Nappy chez Casa Africa
Les cheveux crépus c'est difficile à coiffer, c'est compliqué, ça exige une grosse thérapie de passer de cheveux défrisés aux cheveux naturels, de plus ça fait des années qu'on vous a dit que vous êtes plus belles avec les cheveux lisses, et qu'ils sont sans doute plus faciles à entretenir et je ne sais quels autres préjugés. C'est à ces questions que nous avons essayé de répondre le 15 décembre dernier au sein de l'association CASA AFRICA de Nantes, lors d'un atelier animé par Linda SILIM, auquel notre blog fun'Afrik a participé.
Depuis quelques années la question du retour ou pas aux cheveux naturels est une vrai préoccupation des femmes afro, d'abord à cause des révélations sur les produits cosmétiques utilisés par beaucoup de femmes, à côté de cela on peut aussi ajouter l'envie de certaines femmes afro de ne pas se conformer à un modèle de beauté imposé. Durant l'atelier les participantes ont d'abord appris à connaître leurs cheveux, c'est nécessaire pour utiliser les bons produits.
Quel est votre type de cheveux
Quelques conseils
Si vous aussi vous voulez devenir Nappy, commencez par ces conseils, et visiter ces quelques blogs sur les femmes afro au naturels. Et surtout hydrater bien vos cheveux.
Quel est votre type de cheveux
Le cheveu crépu ou très frisé, a un modèle de courbure clairement
visible, le poil est très nerveux, très étroitement enroulé et
très très fragile. Il présente moins de cuticule que les autres
types de cheveux, ce qui signifie qu'il a moins de protection
naturelle contre toutes les agressions qu'il subit ( peignage,
brossage, curling, défrisage et autres..). Ce type de cheveu peut
diminuer de 75% de sa longueur réelle.
![]() |
| Linda SILIM animatrice de l'atelier |
Entre cheveu crépu et bouclé le cheveu frisé est un groupe
important qui a ses propres caractéristiques. Les boucles peuvent
être soit crépus, soit très frisées, avec beaucoup de brins
denses ensemble, les boucles sont généralement très fines. Les
cheveux frisés ressemblent souvent aux cheveux crépus à la seule
différence qu'ils sont plus souples.
Les cheveux bouclés ont des boucles bien définies et élastiques, ils sont faciles à
coiffer à l'état naturel où lissé (avec un fer à lisser ou un
sèche-cheveux). Il n'est pas grossier, mais doux et très fin.
Quelques conseils
- Il n'y a pas de solutions miracles, chaque cheveu est particulier, arrêter de chercher le produit du siècle
- Les résultats ne sont pas toujours les mêmes chez tout le monde
- D'abord bien connaître ses cheveux, ainsi on saura comment s'en occuper, d'abord il faut les classer.
- Connaître le degré de porosité de ses cheveux
- Bien hydrater vos cheveux
- Bien manger car l'hydratation vient aussi de l'alimentation
- Les fers à lisser, sèche-cheveux et autres assèchent aussi les cheveux, il faut donc y apporter un soin particulier après utilisation
- Lorsque vous testez une nouvelle gamme de produits sauf si les effets négatifs sont immédiats, attendre quelques mois avant de voir le résultat.
Si vous aussi vous voulez devenir Nappy, commencez par ces conseils, et visiter ces quelques blogs sur les femmes afro au naturels. Et surtout hydrater bien vos cheveux.
L'atelier Nappy à Casa Africa
Quand à moi j'ai décidé d'utiliser moins de produits chimiques, et plus d'huile d'olive et aussi trouver comment coiffer son afro au quotidien verdict dans quelques mois.
Hahn SIKI
lundi 24 décembre 2012
SOUL TRAIN
Alors que nous sommes à l'heure de la House musique et des musiques électroniques, il est
bon de se remémorer les émissions de musique qui ont influencé et
marqué le paysage musicale mondiale, comme SOUL TRAIN. Soul Train et
son créateur, producteur et longtemps principal présentateur Don
Cornélius était la principale émission de télévision de la
culture noire aux USA, dans laquelle se mélangeait musique, danse et mode. Créée au début des années 70, elle a présenté
l'ensemble des musiques populaires noirs américaines à un public de
plus en plus large. L'émission a marqué le paysage audiovisuel
américain.
Les origines de Soul Train sont attribués à une série de petites émissions locales de la télévision par câble de la
chaîne WCIU-TV qui émettait sur Chicago. Elle a commencé en
1965 la diffusion de deux émissions de danse axées sur la
jeunesse : Kiddie-a-Go-Go et Red Hot and
Blues . Au cours de l'émission étaient présentés des groupes de
danse en majorité constitués de jeunes Afro-américains. Ainsi l'émission devient un emblème de la communauté
afro-américaine.
Don Cornelius le présentateur mythique de l'émission
était d'abord DJ de la station de radio de Chicago WVON, avant
d'être engagé en 1967 chez WCIU-TV. Avant de créer Le Soul Train,
il animait des spectacles et des concerts dans la ville de Chicago,
il a appelé sa caravane de spectacle itinérante Le Soul Train. La
chaîne ayant pris acte du succès énorme de ces tournées en 1970,
en fit un show télé qu'on appela naturellement SOUL TRAIN.
Don Cornelius va jouer un rôle clé dans la diffusion
de la culture afro-américaine, en créant une structure de
production qui va faire tourner ce qu'il y a de mieux sur la scène
soul et funk, mais aussi faire des collaborations avec d'autres
mondes comme des coiffeurs, des danseurs et les créateurs de mode.
Ce que les gens retiennent de Soul Train, c'est bien sûr
la musique, tous les chanteurs de talents de la scène
Afro-américaine y sont passés, Steevy Wonder, James Brown, Marvin
Gaye, Michael Jackson. Ces nombreuses collaborations vont permettre
de faire connaître la culture soul et afro-américaine à l'ensemble
des États-Unis. Mais Soul Train c'est aussi le style, ces vêtements
colorés qui sentait la joie de vivre, sans oublier les chorégraphies incroyables. Pour ceux qui ne connaissent pas le clip Hey Ya de
OutKast reprend un peu le principe de l'émission. Certains danseurs
de l'émission sont devenus célèbres comme Carmen Electra, Nick
Cannon, MC Hammer.
Hahn SIKI
dimanche 25 novembre 2012
Sembene Ousmane
Sembene Ousmane est un écrivain, réalisateur, acteur et scénariste sénégalais, connut pour ses prises de positions et son point de vue politique qu'il présente dans ses films. Ousmane Sembene est né le 1er Janvier 1923 à Ziguinchor en Casamance et nous as quitté en 2007. En 1956 il publie son premier roman Le Docker Noir, qui relate son expérience de docker, c'est le début d'une grande carrière de romancier et de cinéaste.
Au cours de sa carrière les opinions exprimer dans ses films ont fait censuré plusieurs de ces derniers, ce fut le cas du film Ceddo censuré par le président Senghor, qui justifia cette censure par une faute d'orthographe faite sur le mot ceddo, qui selon lui s'écrit cedo. Dans ce film Sembene relate la révolte des Ceddos vaillants guerriers traditionnels animistes qui refusèrent au XVIIIème siècle de se convertir à l'Islam. Dans le film il attaque avec virulence les invasions du catholicisme et de l'islam en Afrique de l'Ouest.
En 1988 malgré le prix spécial du jury reçu au festival de Venise il est de nouveau censuré, cette fois-ci en France pour le film Le Camp de Thiaroye, qui est un hommage aux tirailleurs sénégalais et surtout il dénonce un épisode accablant pour l'armée coloniale française survenu à Thiaroye en 1944. Le film est censuré jusqu'en 1990 en France.
Mieux que des mots, son oeuvre se découvre et parle à chacun de manière différentes, il faut surtout la ressentir, car elle présente des questions de société, qui sont toujours d'une certaine manière encore présente aujourd'hui.
Hahn SIKI
mercredi 14 novembre 2012
Mieux que la ZUMBA
Avant l'été on veut
tous maigrir, pour être beau pendant l'été, et pendant l'hiver
comme on est caché sous de nombreux vêtements au fond on se soucie
moins de sa ligne, bonjour les raclettes, fondues et autres plats en
sauces pas toujours amies de votre ligne. Comment garder la ligne ?
On peut faire le sport, allez au club de gym, courir tous les jours,
mais quand vous habitez dans une ville où il pleut tous les jours
depuis plus d'un mois comment faire ? Une des solutions est de
danser, oui je sais la Zumba fait des adeptes dans le monde entier
c'est le truc à la mode, en plus c'est facile, mais si vous n'aimez
pas le Zumba, vous pouvez toujours allez sur youtube et écoutez de
la musique africaine à coup sur vous allez danser.
Je sais vous avez peur de ne pas savoir comment faire, mais au fond pas besoin d'être expert pour ça, comme la Zumba danser c'est avant tout
prendre du plaisir, il ne s'agit pas de passer un casting pour les
clips de Koffi Olomidé ou Fally Ipupa, juste de prendre du plaisir
et de transpirer. Si vous voulez transpirer la musique africaine
offre cette possibilité, c'est une musique entraînante mais qui souffre du poids de clichés car elle est encore mal connue, on l'associe souvent à la musique traditionnelle, alors qu'ici mon propos concerne surtout les danses modernes véritable phénomène urbain.
Différentes
danses ont émergé sur le continent ces dernières années, je
dirai même que chaque année a ses danses, car c'est avant tout un phénomène national pour le plus grand malheur du reste du continent, on a le tube de l'année
et la danse de l'année.
En matière de danse il y
a toujours les incontournables, le ndombolo, le makossa, le zouglou,
et beaucoup de danses locales, mais de toutes ces danses le ndombolo
reste la danse incontournable du continent car elle a réussi à
s'imposer sur le tout le continent, beaucoup de danses créées par la
suite y trouvent leurs inspirations. Ces dix dernières années on a
vu arriver le coupé décalé, qui est à la fois une façon de
danser qui s'accompagne aussi d'un style vestimentaire, on a vu aussi
le bobaraba, le sud de l'Afrique a produit le kuduro, qui est dansé dans tout le sud de l'Afrique de l' Angola à l'Afrique du sud.
Il y
a aussi le pantsula dont la musique est le kwaito mais de plus en
plus la house d'Afrique australe (qui est souvent un mélange de
house musique et de rythme traditionnel), sans oublier les dernieres danses créées comme le Pinguiss ou encore l'Azonto. Cette liste ne peut être
exhaustive car l'Afrique foisonne de talents et de créativités,
chaque pays a sa propre culture urbaine qui s'exprime de manière
artistique dont la danse.
Au fond il suffit juste de s'amuser
Hahn SIKI
lundi 5 novembre 2012
Pourquoi les séries africaines n'ont-elles jamais de suite?
Si
vous êtes amateur des séries africaines comme moi alors vous devez
sans doute partager ce sentiment de frustration, pas à cause du
manque de séries ou de sites pour les regarder mais à cause de
l'arrêt précipité des diffusions. En effet ces dernières années
beaucoup de séries sont apparues dans l'univers cinématographique
africain, Sah Sandra, Histoire d'une vie, Signature, Au-delà de tous
soupçons et bien d'autres, ces séries sont en libre accès sur le
site de TV5 ou sur Afromotion. À chaque fois le problème est le
même, on a la première saison mais jamais la suite, les problèmes
sont sans doutes complexes, mais pourquoi les cinéastes
n'écrivent-ils jamais une saison, pourquoi faire une série sur
plusieurs saisons, avec des intrigues qui se suivent si on sait qu'on
est soumis à une pression souvent financière ?
Dans
le registre comme bon exemple on peut citer la série burkinabé Les
Bobodioufs, ou encore la série
ivoirienne Docteur Boris, les
épisodes sont indépendants les uns des autres, ce qui fait qu'on
peut avoir plusieurs ou une seule saison sans pour autant frustré le
spectateur. Il est vrai qu'aujourd'hui beaucoup de séries se
déclinent en plusieurs saisons, comme les Experts (CSI), et bien
d'autres séries européennes ou américaines, mais le problème en
Afrique est souvent le manque de moyens alors pourquoi ne pas
concevoir de courtes intrigues, ou alors faire des intrigues comme à
Nollywood on développe un sujet dans quatre, cinq ou six films.
Toutefois
je dois avouer que malgré le fait qu'elles ne vont pas jusqu'au
bout, les séries africaines sont plutôt bien faites et agréable à
regarder, on doit souligner le fait qu'elles sont de plus en plus proches de la
société, et que les messages transmis sont moins lourds et moins moralistes, ce qui donnent des intrigues plaisantes. Sans compter le
fait qu'on voyage visuellement dans ces séries, l'intrigue ne se
passe plus dans une maison ou un bureau, ainsi on découvre
Ouagadougou, ou Abidjan, Lagos, mais aussi Yaoundé et d'autres
villes du continent.
Hahn SIKI
vendredi 27 juillet 2012
LIRA L' ETOILE SOUL SUD-AFRICAINE
LIRA est une jeune chanteuse soul, jazz et afro-pop, qui est une des artistes les plus en vue de la scène sud-africaine, certains la comparent à feu Withney Houston. Jeune, belle avec un sourire éblouissant elle a déjà conquis le public du monde entier à travers divers festivals et représentations auxquels elle a participé. Il faut dire que la chanteuse a fait du chemin depuis ses débuts en 2000 dans le studio 999 Music. Ses diverses nominations (sept fois au Annual South African Music Awards ou encore au MTV Africa Awards) et les prix qu'elle a gagnés ( Channel O Reel Music Awards, Feather Awards...) lui ont permis d’acquérir une notoriété sur le continent et le reste du monde.
De son vrai nom Lerato Molapo, né en 1979 à Daveyton, ville située à 30 km de Johannesburg, d'une mère Zouloue sud-africaine et d'un père Xhosa du Lesotho. Ces influences linguistiques sont retrouvées dans sa musique, car elle chante en zoulou, xhosa et anglais. Malgré les difficultés que connaît l'Afrique du sud liés à la reconstruction du pays, la crise économique, la xénophobie et la corruption, LIRA est une bouffée d'air pure, qui chante le bonheur et la joie. Comme elle l'a déclarée elle-même au milieu de toutes ces difficultés elle a choisi son camp, refusant de se focaliser sur les aspects négatifs, elle veut transmettre la joie on ne peut le lui reprocher le monde en a bien besoin. Cette positive attitude permet sans doute de mieux affronter les problèmes du quotidien.
J’aimerais juste
profiter de ce petit article pour vous présenter ce qui est mon coup de coeur son tube Hamba. Cette musique est à la fois un chant de cœur mais
aussi une voie qui crie à l'unisson Hamba cette musique est à la fois triste
mais d'une force indescriptible, elle vous transporte au loin et
vous mène tel un bateau à la dérive. Je vous laisse l'apprécier:
Si vous avez aimé, nous vous invitons à regarder et écouter d'autres titres d'elle sur notre chaîne youtube fun'afrik (vous pouvez bien sur toutes nos vidéos y compris des inédits). Son dernier album "ABBA"est actuellement disponible, nous vous proposons certains de ces titres.
Maxime
mercredi 25 juillet 2012
Chat avec Sally Nyolo
Certaines rencontres vous
rappellent pourquoi vous vous êtes lancé dans une aventure, c'est
dans cette logique que s'inscrit celle de Fun'Afrik avec la chanteuse
camerounaise Sally Nyolo lors du festival « Charivari »
qui c'est tenu à Vertou (sud-est de Nantes) les 2 et 3 juin dernier.
En tant que tête d'affiche du festival, Sally Nyolo doit assurer le
concert de fermeture, mais avant de faire vibrer les Vertariens au
rythme du Bikutsi, et leur enseigner des expressions en langue Eton
(langue maternelle de l'artiste, parlé au sud de Cameroun), elle a
bien voulu répondre à ns questions. Le moment est unique, mais il
est surtout familial en ce jour où on célébrait la fête des
mères, la simplicité et la sincérité avec laquelle l'artiste
aborde cet entretien, dénotent l'humilité d'une mère qui partage
son expérience avec ses enfants.
Fun'Afrik:
Bonjour Sally Nyolo c'est un honneur et aussi un plaisir de vous
rencontrer aujourd’hui. En tant qu'ambassadrice de la culture
africaine, quelle regard portez-vous sur le continent aujourd'hui?
Sally Nyolo:
Quand je regarde le continent j'ai un regard plein d'espoir, et cet
espoir repose sur la jeunesse. En tant que berceau de l'humanité,
l'Afrique est ce qui reste à raconter et le rôle de l'artiste est
de raconter cette histoire, et d'être le relais de cet espoir.
Fun'Afrik:
Tout au long de votre carrière (vingt ans), votre combat a été de
faire connaître la culture africaine, pensez-vous qu'aujourd'hui le
regard sur l'Afrique a évolué?
Sally Nyolo:
Le travail qui a été fait depuis plusieurs décennies par les
artistes africains porte leurs fruits, alors le message et la culture
africaine sont certainement mieux compris et mieux perçus
aujourd'hui. La langue tient une place importante dans la
transmission de notre culture, en chantant en langue locale l'artiste
fait connaître cette dernière aux quatre coins du monde.
Le
«mot» a une histoire particulière dans ma carrière, déjà avec
les «Zap Mama»,
qui ont chanté dans toutes les langues du monde, et c'est une fierté
pour moi de savoir que partout en Europe, ou en Amérique le public
sait où se trouve le Cameroun.
Fun'Afrik:
Il est évident que le combat continu, justement quels conseils
donnerez-vous aux jeunes qui comme vous veulent porter au plus haut
les valeurs et la couleur de leur pays?
Sally Nyolo:
Je leur dirai qu'il faut se défendre tout seul et ne pas se projeter
dans les miroirs qui ne vous correspondent pas. Il est important de
connaître son histoire pour rester soi-même et suivre son propre
chemin, il est important pour un artiste de se connaître afin de ne
pas épouser les causes qui ne sont pas les siennes.
D'une
manière générale l'artiste doit capter l'esprit, la flamme, la
souffrance, et le retranscrire en chanson. Le monde est de plus en
plus complexe, ainsi le rôle de l'artiste est de proposer des
éléments de compréhension, car la musique est un langage
universel. Voilà pourquoi il est important que l'artiste reste
lui-même.
Fun'Afrik:
Quel dernier mot adresseriez-vous à la jeunesse africaine?
Sally Nyolo:
Il faut parler de l'Afrique, car le monde est en perpétuel
mouvement, dès lors il nous appartient de continuer le combat. Nous
avons essayé de faire flotter le plus haut possible la culture
camerounaise et africaine, c'est à la jeunesse de prendre maintenant
le relais et de continuer.
Pierre Naldo
dimanche 15 juillet 2012
Album photo du festival
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