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mercredi 25 décembre 2013

Les séries africaines

En cette période de fête, pour ceux qui sont en vacance ou qui ont un peu de temps, je vous propose de faire un focus sur quelques séries africaines. En effet en observant le paysage cinématographique africain, on constate qu'il y a de plus en plus de séries qui traitent pour la majorité d'entre elles des difficultés du quotidien. La condition de la femme dans certains pays africains, comment conjuguer poste à responsabilité et la vie de famille, ou encore la conjoncture sociale, la place de la jeunesse, etc.
Les thématiques abordées sont à la fois locales et universelles, en effet les questions de la jeunesse, des femmes sont des questions qui sont posées dans toutes les sociétés du monde.


Aimé malgré lui


Aimé malgré lui est une série qui traite de la vie de Lindsay une jeune femme qui rentre à Bangui après ses études pour travailler dans l'entreprise de sa mère. Dans cette série on plonge surtout dans l"univers de la haute bourgeoisie de Bangui. La particularité de cette série n'est pas tant l'intrigue que le jeu d'acteurs, mais plutôt les scènes tournées dans la ville, il y a des plans sur Bangui qui nous donne envie de voyager. En cette période où on ne parle de la République Centrafricaine que pour la guerre, le spectateur apprécie d'avoir une autre image de la ville.

Ina



Ina est une série sur la vie d'une jeune femme, qui souhaite faire de longues études alors que son père a d'autres projets pour son avenir. Après l'obtention de son bac, elle sera confrontée à différentes situations, toujours dans le but de convaincre son père de la laisser continuer ses études. Dans cette série, nous sommes confrontés aux problèmes de la jeunesse, et des défis auxquels doivent faire face les femmes entre carrière et vie de famille.

Love Games


Love  Games est une série Zambienne sur le SIDA et le HIV, pour moi, c'est une des meilleures séries faites sur le SIDA. On découvre l'histoire de différents personnages (avocats, photographes, étudiants, femmes au foyer etc.), des gens du quotidien qui sont confrontés de près ou de loin aux méfaits du SIDA. On apprend beaucoup de choses sur la maladie, son mode de transmission, comment peut-on être le plus exposé. On est très vite proche des personnages de la série, car comme eux on ne sait pas tout sur la maladie, et parfois dans la vie nous ne sommes pas toujours très prudents.

Sur la même thématique du SIDA, de son mode de transmission et des pièges à éviter, vous pouvez regarder la série Club Risky Business, qui aborde la vie de quatre hommes à la vie différente.


Moi j'ai été accro à certaines des séries de la collection, alors je vous souhaite bonne chance et joyeuses fêtes de fin d'année.


                                        Hahn SIKI

dimanche 10 mars 2013

SABABOU

Sababou c'est le film coup de coeur de la semaine, je sais que sur tous les sites panafricains on ne parle que de ce film alors inutile de vous dire ce qui se dit déjà partout sur "l'Afrique en mouvement".




J'ai adoré ce film, parce qu'au-delà du message très positif qu'il véhicule, et du combat des réalisateurs pour que le film voit le jour (trois ans de recherches de financement et de partenariat), pour un résultat plutôt sympa. 

J'ai surtout aimé l'histoire de Rosine BANGALI, car elle montre que si on veut que les choses changent il suffit d'avoir de la volonté et pas toujours attendre que la révolution vienne d'en haut. Cette jeune élève qui a créé son ONG de défense des droits des enfants. Elle prend la peine d'expliquer et de discuter avec ses camarades des lois sur le droit des enfants qui existent, et elle a conscience que tout être humain a droit à une dignité. Cet exemple est très intéressant car il montre que la jeunesse africaine est pleine de ressources, et elle doit avoir plus confiance en elle et essayer. 

"Ce sont les Africains qui changeront l'Afrique" cette phrase est dite et redite depuis au moins un quart de siècle, et on ne cessera jamais assez de la dire, car l'avenir du continent est dans les mains des personnes qui l'aime le plus, comprenne ses difficultés, sa complexité, et n'hésite pas à le défendre. L'Afrique est le continent le plus jeune du monde, c'est une force dont on a même pas conscience, et aussi une grande chance, j'aimerais qu'on est l'occasion de voir plus de Rosine BANGALI.

Vous l'aurez compris je recommande ce documentaire car  les quatre personnages présentés, Rosine BANGALI, Michel YAO, Diabson TERE, et Tiken Jah FAKOLY sont très touchants et font un travail formidable que nous ne pouvons que féliciter.


                                               Hahn SIKI

dimanche 25 novembre 2012

Sembene Ousmane

Sembene Ousmane est un écrivain, réalisateur, acteur et scénariste sénégalais, connut pour ses prises de positions et son point de vue politique qu'il présente dans ses films. Ousmane Sembene est né le 1er Janvier 1923 à Ziguinchor en Casamance et nous as quitté en 2007. En 1956 il publie son premier roman Le Docker Noir, qui relate son expérience de docker, c'est le début d'une grande carrière de romancier et de cinéaste.




Au cours de sa carrière les opinions exprimer dans ses films ont fait censuré plusieurs de ces derniers, ce fut le cas du film Ceddo censuré par le président Senghor, qui justifia cette censure par une faute d'orthographe faite sur le mot ceddo, qui selon lui s'écrit cedo. Dans ce film Sembene relate la révolte des Ceddos vaillants guerriers traditionnels animistes qui refusèrent au XVIIIème siècle de se convertir à l'Islam. Dans le film il attaque avec virulence les invasions du catholicisme et de l'islam en Afrique de l'Ouest. 




En 1988 malgré le prix spécial du jury reçu au festival de Venise il est de nouveau censuré, cette fois-ci en France pour le film Le Camp de Thiaroye, qui est un hommage aux tirailleurs sénégalais  et surtout il dénonce un épisode accablant pour l'armée coloniale française survenu à Thiaroye en 1944. Le film est censuré jusqu'en 1990 en France.





Mieux que des mots, son oeuvre se découvre et parle à chacun de manière différentes, il faut surtout la ressentir, car elle présente des questions de société, qui sont toujours d'une certaine manière encore présente aujourd'hui.




                                                            Hahn SIKI



lundi 5 novembre 2012

Pourquoi les séries africaines n'ont-elles jamais de suite?




Si vous êtes amateur des séries africaines comme moi alors vous devez sans doute partager ce sentiment de frustration, pas à cause du manque de séries ou de sites pour les regarder mais à cause de l'arrêt précipité des diffusions. En effet ces dernières années beaucoup de séries sont apparues dans l'univers cinématographique africain, Sah Sandra, Histoire d'une vie, Signature, Au-delà de tous soupçons et bien d'autres, ces séries sont en libre accès sur le site de TV5 ou sur Afromotion. À chaque fois le problème est le même, on a la première saison mais jamais la suite, les problèmes sont sans doutes complexes, mais pourquoi les cinéastes n'écrivent-ils jamais une saison, pourquoi faire une série sur plusieurs saisons, avec des intrigues qui se suivent si on sait qu'on est soumis à une pression souvent financière ?
Dans le registre comme bon exemple on peut citer la série burkinabé Les Bobodioufs, ou encore la série ivoirienne Docteur Boris, les épisodes sont indépendants les uns des autres, ce qui fait qu'on peut avoir plusieurs ou une seule saison sans pour autant frustré le spectateur. Il est vrai qu'aujourd'hui beaucoup de séries se déclinent en plusieurs saisons, comme les Experts (CSI), et bien d'autres séries européennes ou américaines, mais le problème en Afrique est souvent le manque de moyens alors pourquoi ne pas concevoir de courtes intrigues, ou alors faire des intrigues comme à Nollywood on développe un sujet dans quatre, cinq ou six films.
Toutefois je dois avouer que malgré le fait qu'elles ne vont pas jusqu'au bout, les séries africaines sont plutôt bien faites et agréable à regarder, on doit souligner le fait qu'elles sont de plus en plus proches de la société, et que les messages transmis sont moins lourds et moins moralistes, ce qui donnent des intrigues plaisantes. Sans compter le fait qu'on voyage visuellement dans ces séries, l'intrigue ne se passe plus dans une maison ou un bureau, ainsi on découvre Ouagadougou, ou Abidjan, Lagos, mais aussi Yaoundé et d'autres villes du continent.





                                                                 Hahn SIKI

dimanche 12 février 2012

Kafka au Congo-extrait

Gorette se  voit un jour envahie sur son terrain par des inconnus qui en clâment la possession, et n'a d'autre choix que d'aller devant un  tribunal pour plaider sa cause.



film réalisé par: Marlène Rabaud & Arnaud Zajtman

"kafka au Congo" est un de ces films documentaires  engagés qui nous  montrent les réalités de la vie dans certains pays d'Afrique. Que ce soit le fait de vendre un bien immobilier ou de devoir payer pour recevoir la moindre attention des autorités locales. Des petits faits déplorables qui deviennent pourtant monnaie courante. Perso "ce sont les choses comme ça qui m'énervent souvent".

jeudi 9 février 2012

bienvenue dans CLASS'A

bienvenue dans CLASS'A


La série commence sur une banale rentrée d’ élèves, les anciens se retrouvent, de nouveaux élèves arrivent et déjà les vielles rancunes apparaissent, la jalousie pointe le bout de son nez et les vielles guerres reprennent où  les belles gosses les avaient laissées et la suite est encore plus trépidante. Je vous laisse découvrir seulement oohhhh!!!

voici quelques liens pour suivre la série:
CLASS'A episode 1

C'est sous fond de commérages, de mensonges, de tromperies que la production MARTIKA nous montre ce qu' est la vie actuelle des élèves de lycée. On est loin des jeunes enfants qui s'amusent dans la cour de l’école, des embrassades timides, la réalité est tout autre de nos jours, ça ressemble plus à une arène où des bêtes féroces se sautent dessus (de toutes les façons que vous imaginez ) et où les agneaux sont des parias secrètement admirés et à la vue de tous bannis.

CLASS'A c'est surtout un appel à la jeunesse, une mise en scène des dangers auxquels s'expose la jeunesse actuelle, que ce soit le tabac, les MST et les détournements de mineurs qui deviennent de jour en jour monnaie courante. En tout cas je peux vous dire que c'est chaud.

Le casting est composé de jeunes acteurs pour qui la série fut le premier pas dans leur carrière d'acteur comme Diane Amany qui joue le rôle d' Audrey ou la très remarquée Kanga Akissi


ou encore l'un des principaux personnages de la serie : Salhy Salomon Sandrine qui apparait dans le petit clip au dessus. J 'essaierai de vous fournir la filmographie de ces acteurs pour la prochaine fois.

Après le succès de la première saison, une seconde saison était à venir, il est prévu qu'elle débute en juillet 2012 avec de nouveaux acteurs et surement de nouvelles aventures aussi intéressantes les unes que les autres. Espérons que cette saison sera à la hauteur de vos attentes.

   

                                                                                         EK La Maxime